Archive for juillet, 2012

juillet 4th, 2012

Réduction des émissions pour 2013?

L’UE ne changera pas les règles Système d’échange des quotas d’émissions (SEQE) malgré les pressions. Selon de hauts fonctionnaires européens, il n’est pas question de retirer les obligations qu’implique le dispositif entré en vigueur le 1er janvier 2012 pour les compagnies aériennes. Le texte oblige les transporteurs aériens qui transitent par l’UE à acheter leurs quotas d’émission sur le marché, qu’ils soient européens ou pas. Une décision rapide est attendue sur la manière dont l’UE doit répondre au refus des compagnies chinoises et indiennes de communiquer leurs émissions de carbone pour 2011. Réponse tardive Un groupe de travail de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), a proposé la semaine dernière trois options, qui incluent un plafond d’émission et des échanges sur le marché pour réduire les émissions de carbone dans le monde. Selon des fonctionnaires de l’OACI, des propositions ne devraient pas émerger avant mars 2013 et le Conseil de l’organisation, qui représente 191 Etats, ne se pencherait sur le dossier qu’à la prochaine réunion, en octobre de la même année. Le Conseil se réunit tous les trois ans, ce qui signifie que si aucune décision n’est prise à la rentrée prochaine, une éventuelle résolution ne serait pas adoptée avant 2016. Julie Oettinger, en charge des affaires internationales et de l’environnement pour l’agence américaine «Administration Fédérale de l’Aviation », a déclaré que Washington soutenait les objectifs de réduction d’émissions de Union européenne. Cependant, les initiatives au niveau mondial doivent venir de l’OACI, selon elle. « Appliquer la loi » « Le problème ne peut pas être résolu par l’UE et les Etats Unis, a déclaré Mme Oettinger, lors d’une conférence à Bruxelles sur les liaisons transatlantiques le 27 juin. Résoudre ce problème va demander des engagements multilatéraux. » Malgré l’opposition de plus en plus faible de la Chine et de l’Inde, la commissaire en charge du climat, Connie Hedegaard, et d’autres fonctionnaires, ont déclaré que l’UE ne retirerait pas le SEQE jusqu’à ce qu’une décision de l’OACI soit prise. « Les pays qui ne se plient pas aux règles encourent des amendes », a déclaré un porte-parole de la Commission. Pour l’Allemagne elles pourraient s’élever jusqu’à 50 000 euros cette année, puis à 500 000 euros l’année d’après. En Grande Bretagne, les pénalités s’élèveraient à 1 560 euros, puis à 15 600 euros en 2013. L’Industrie d’aviation américaine a remis en cause le SEQE devant la Cour de justice de l’UE (CJUE), prétendant. Mais la CJUE a établi le 21 décembre 2011 que ce système ne violait pas le droit international, ni les accords sur la concurrence. Depuis lors, les autorités chinoises et indiennes ont conseillé à leurs compagnies de ne pas se plier aux règles européennes. Elles ont aussi prévenu de l’éclatement possible d’une guerre commerciale avec l’Europe si la loi n’était pas amendée pour exempter les transporteurs étrangers. Entre le marteau et l’enclume Le Congrès américain examine de son côté la législation, afin d’annuler les règles européennes. Une loi qui exempterait les transporteurs américains avait été proposée, mais n’avait pas reçu assez de soutien. Les acteurs de l’industrie de l’aviation ont aussi déclaré que les autorités russes ont menacé de bannir les vols finlandais qui passent dans le ciel de la Fédération, pour punir le SEQE. « L’industrie aérienne est entre le marteau et l’enclume, a déclaré Regula Dettling-Ott, la vice-présidente des Affaires européennes pour la compagnie Luftansa durant la conférence. A un moment ou à un autre, toutes les compagnies aériennes seront concernées par le problème. » Mais John Hanion, secrétaire général de l’Association des lignes aériennes à bas prix (ELFAA) s’est déclaré favorable au SEQE. Dans une interview, il a affirmé que cette solution était préférable à la taxe carbone pour réduire les émissions. « Nous sommes de fervents supporters du SEQE, et probablement les seuls dans l’industrie aérienne, a-t-il déclaré à EurActiv Bruxelles. Cependant, nous admettons qu’un plan au niveau mondial serait encore mieux. » Source: http://www.euractiv.fr

juillet 4th, 2012

Airbus construira du Made in the USA

Airbus a annoncé lundi l’installation de sa première usine d’assemblage d’avions aux Etats-Unis, effectuant une entrée fracassante dans la production sur le premier marché mondial de l’aviation et surtout sur les terres de son grand rival Boeing. Premier acte stratégique majeur de Fabrice Brégier un mois après son arrivée à la tête d’Airbus, l’installation de cette usine à Mobile (Alabama), permettra à l’avionneur européen de se rapprocher des compagnies américaines et de renforcer la présence de sa maison-mère EADS dans le pays. Airbus, qui dispose déjà depuis trois ans d’un site d’assemblage à Tianjin, en Chine, prévoit de lancer durant l’été 2013 la construction des nouvelles installations américaines, qui devraient démarrer leur activité en 2015 et livrer leurs premiers avions, des monocouloirs A320, en 2016. L’objectif est d’atteindre d’ici 2018 une production annuelle de 40 à 50 avions aux Etats-Unis. Ce projet de 600 millions de dollars (474 millions d’euros) permettra à l’avionneur européen de s’installer sur les terres de Boeing et de profiter au mieux du marché américain, le premier mondial pour les monocouloirs qu’il estime à 4.600 appareils pour les 20 ans à venir. « C’est le bon moment pour Airbus pour se développer aux Etats-Unis », déclare Fabrice Brégier dans un communiqué. « Cette ligne d’assemblage nous rapproche de nos clients. » Les analystes soulignent que cette décision pourrait transformer le secteur américain de l’aéronautique et renforcer l’industrie dans la golfe du Mexique. Mais Boeing souligne que cette installation ne devrait pas détourner l’attention des subventions controversées perçues par Airbus en Europe. Les deux rivaux sont engagés dans le plus important différend commercial de l’histoire de l’Organisation mondiale du commerce, s’accusant mutuellement d’avoir reçu des milliards de dollars d’aides illégales. Le directeur commercial d’Airbus, John Leahy, a déclaré à Reuters que l’usine de Mobile devrait permettre à l’avionneur de gagner « plus que quelques points » de parts de marché sur Boeing. Il a ajouté qu’Airbus devrait être « largement devant » Boeing en termes de ventes de monocouloirs pour les années 2011 et 2012 combinées. EADS avait déjà envisagé dans le passé s’installer à Mobile dans le cadre d’un contrat de 35 milliards de dollars pour fournir des avions ravitailleurs à l’US Air Force, finalement confié l’an dernier à Boeing après bien des péripéties.

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juillet 4th, 2012

Le Typhoon pour Oman

Le groupe de défense britannique BAE Systems est sur le point de conclure avec le sultanat d’Oman un accord de vente portant sur 12 avions de combat Typhoon du consortium européen Eurofighter, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier. Les analystes estiment que la valeur d’un accord avec Oman sur l’Eurofighter pourrait atteindre 2 milliards de dollars (1,59 milliard d’euros). « BAE et Oman sont proches d’un accord portant sur 12 Eurofighter », a dit à Reuters l’une des sources. D’après une source, BAE se tient également prêt à fournir jusqu’à 60 Eurofighter aux Emirats arabes unis si les négociations entre Abou Dhabi et Dassault sur le Rafale venaient à échouer. Les Emirats devaient finaliser l’année dernière un accord représentant 10 milliards de dollars avec le groupe Dassault, mais les discussions ont coincé après que les acquéreurs eurent estimé que l’accord n’était pas compétitif. Le consortium Eurofighter, dont BAE fait partie, a de son côté échoué à convaincre l’Inde en début d’année. Le pays a « sélectionné » le Rafale de Dassault et ouvert des négociations exclusives pour un contrat de 126 chasseurs qui marquerait la première vente à l’exportation de cet avion lancé il y a plus de 20 ans. Eurofighter a depuis fait savoir qu’il disposait d’une offre amendée en cas d’échec de celle de Dassault. BAE a signé en mai un accord de 1,6 milliard de livres avec l’Arabie saoudite destiné à fournir des chasseurs jets qui permettront aux pilotes de s’entraîner à voler sur les appareils commandés au groupe britannique. (Rhys Jones, Natalie Huet et Nicolas Delame pour le service français)