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février 3rd, 2015

Une abbaye de charme à La Chaise-Dieu

En septembre, je me suis rendu en Haute-Loire pour aider un ami à emménager. Non pas dans une grande ville, car cet ami abandonnait la fureur de la métropole pour vivre dans un petit village tranquille : La Chaise-Dieu. J’y suis retourné à plusieurs reprises déjà, et l’ai même survolé en montgolfière la seconde fois. Et chaque fois, il me séduit un peu plus, pour sa tranquillité d’abord, mais surtout pour le charme de son abbaye. Laissez-moi vous le présenter tel que je l’ai découvert du ciel, tout d’abord. Au nord du Puy-en-Velay et à l’est de Brioude, se déroule un beau paysage où se succèdent des plateaux recouverts de pâturages. L’un d’eux accueille, depuis plus de 960 ans, une imposante abbaye autour de laquelle s’est créé un village. Les ruelles et les maisons, parfois anciennes, semsblent faire bloc autour de l’abbaye, comme pour la protéger. Et pourtant, elle mérite amplement d’être découverte et visitée. Ce que je n’ai pas manqué de faire lors de ma dernière visite. Installée à 1000 mètres d’altitude, sur son plateau en granit, elle a été fondée en 1047 par un chanoine de Brioude désireux de se retirer du monde en fondant un monastère. Au fil des siècles, l’église abbatiale Saint-Robert s’est transformée en ce vaisseau de pierre qui nous accueille aujourd’hui. Son imposante silhouette est renforcée par cet aspect quasi militaire que lui donnent les tours. Il y a la tour Clémentine, véritable donjon encastré dans le chevet de l’église, dont le nom rappelle le rôle important joué par le pape Clément VI dans l’histoire de ce lieu. Et puis il y a ces deux tours qui encadrent le portail d’entrée. A l’intérieur, l’aspect guerrier cède la place au calme et à la beauté. Parmi les trésors de cette église, il y a le jubé qui semble la couper en deux, formant une rupture entre nef et choeur. Dans le choeur des moines, les 144 stalles en chêne, finement sculptées, datant du XVe siècle, marquent une incontestable intemporalité, comme si les générations de moines qui s’y sont succédé ne formaient qu’un seul groupe. Juste au-dessus de leurs têtes ont été installées quatorze tapisseries du XVIe siècle, dont les 84 sujets nous racontent des passages des Ecritures. Il faut également découvrir, dans l’un des bas-côtés, la Danse macabre, cette peinture murale longue de 26 mètres, réalisée au XVe siècle. Enfin, avant de ressortir, on peut lever la tête pour apercevoir le magnifique buffet d’orgues soutenu, semble-t-il sans effort, par de belles cariatides. Pour terminer cette promenade, après avoir traversé le cloître dont il ne reste aujourd’hui que deux galeries, on peut se rendre dans l’étonnante « salle de l’écho », où l’on peut entendre murmurer et se parler, en se plaçant dans deux angles opposés ! Il paraît qu’il existe également un festival de musique classique assez réputé au mois d’août, durant lequel la ville s’anime et se remplit. Ce sera peut-être l’occasion de redécouvrir la ville. D’autant qu’à ce moment-là, les vols en montgolfière auront repris. Et je compte bien embarquer ma famille à bord d’un ballon, la prochaine fois. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce vol en montgolfière.