Archive for ‘Espace’

décembre 8th, 2014

Expérience d’apesanteur

Ce mois-ci, je suis allé à Chicago pour vivre l’activité la plus spectaculaire qui soit : un vol en apesanteur. Une expérience pour laquelle j’avais réservée des mois à l’avance, et que j’attendais, comme vous pouvez l’imaginer, avec une impatience grandissante ! Ca se passe à bord de G Force One, un Boeing 727 modifié pour le vol en apesanteur. Cet avion fut pendant longtemps dédié à la NASA, mais il est depuis peu ouvert au public. Nous étions 32 apprentis-astronautes, chacun dans une combinaison de vol. Nous avons commencé par découvrir les règles de sécurité (un accident est vite arrivé, avec les variations de gravité !). Puis nous avons effectué le transport vers G Force One et embarqué à bord. Le début est plutôt curieux : ça commence comme un vol régulier. Il faut attendre que l’appareil atteigne l’altitude nécessaire pour que le spectacle commencer vraiment. Alors nous sommes invités à détacher nos ceintures et à rejoindre la zone de jeu. Et c’est parti pour un moment d’une rare intensité. Durant la première parabole, on découvre la gravité sur Mars : 0,38g. Pour la seconde, on découvre cette fois la pesanteur sur la Lune : 0,16g ! Puis on éprouve la gravité zéro pour les suivantes. Dans l’aire de jeux, on se croirait dans les coulisses d’une répétition de spectacle : chacun y va de sa propre activité, de sa propre expérience. Certains dansent, d’autres ricochent d’une cloison à l’autre, certains se lancent des balles. Un paquet de chocolats se renverse, et les sucreries se mettent à flotter, que certains essaient d’engloutir au passage. On se dépêche de profiter : chaque parabole ne dure chaque fois qu’une poignée de secondes (22, exactement). L’instant passe, et il faut attendre deux minutes avant qu’arrive la parabole suivante. On tente de s’organiser pour faire une photo de groupe, on cherche quelle expérience on va pouvoir réaliser. On a beau y penser depuis des mois, on se retrouve tout de même pris au dépourvu. Tout va trop vite, tout est trop court. Dans la cabine, il n’y a plus d’adultes : il n’y a que des enfants cherchant leur prochain jeu. C’est bien la première fois que j’ai à ce point la sensation de retomber en enfance. De cette expérience, il ne reste que quelques photos et ma combinaison, que chacun a pu emporter avec lui au terme de ce vol. Mais les souvenirs matériels ont ici peu de valeur. Tandis que j’écris, je me souviens encore des sensations que j’éprouvais en gravité zéro. Il me suffit de fermer les yeux pour m’y retrouver. Je crois que c’est un souvenir qui me poursuivra longtemps. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce vol en apesanteur.

avril 2nd, 2014

Quand la Nasa subventionne le futur tourisme spatial

Pour le moment, le tourisme spatial est un peu à l’arrêt. Du coup, c’est bien l’agence américaine NASA qui est obligée de mettre la main à la poche pour satisfaire ses besoins. Virgin Galactic, la compagnie de tourisme spatial du milliardaire Richard Branson, vient d’annoncer l’achat par la Nasa de trois vols de son Spaceship 2, pour la bagatelle de 4,5 millions de dollars. La Nasa, avec ce très gros chèque, s’offrira environ… dix minutes d’apesanteur, à 100 kilomètres d’altitude, à bord de l’avion spatial de Virgin Galactic. L’alibi ? La « recherche scientifique ». A bord de l’engin, les savants américains pourront embarquer une demi tonne d’expériences en microgravité. L’annonce fait sourire. La Nasa a d’autant moins besoin de cet engin pour ses expériences – disposant d’une armada de fusées sondes, de satellites, de la plate-forme que constitue la station spatiale internationale (ISS) que le Spaceship 2 (SS2) n’a encore jamais volé… L’avion spatial de Virgin Galactic, conçu pour embarquer à chaque vol une demi douzaine de milliardaires en quête de sensations fortes, est confronté à une grosse difficulté de développement ; il ne dispose pas, actuellement, du moteur puissant, économique et fiable sensé le propulser à 100 kilomètres d’altitude, c’est à dire à la frontière fictive, un peu dérisoire mais officielle, du cosmos…Mais en réalité, il s’agit plus d’une subvention déguisée, car pour faire un vol en apesanteur, nul besoin de faire appel à Richard Branson. En effet, il existe trois opérateurs qui fournissent déjà des vols paraboliques qui créent les conditions de l’apesanteur, dans un avion de ligne traditionnel. Donc bien moins cher que ce que demande les pros du tourisme spatial. En effet, le vol parabolique est un moyen de créer une situation de micropesanteur pendant une vingtaine de secondes. C’est un moyen relativement moins coûteux que les autres et permettant l’utilisation de matériel de laboratoire. En outre, il permet d’embarquer les expérimentateurs avec leurs expériences, ce qui est impossible en tour de chute ou dans les stations orbitales par exemple. Les inconvénients sont la faible durée, la qualité (0,01 g d’accélération résiduelle). Pour le vol parabolique, on parle de situation de micropesanteur. Pour en savoir plus, allez sur Vol en apesanteur.

juin 1st, 2012

1er tests pour le Dream Chaser

La société Sierra Nevada Corporation (SNC) a commencé les premiers tests de son véhicule spatial, le Dream Chaser. SNC a annoncé avoir atteint 4 étapes majeures pour le développement du programme et en faire une opération commerciale viable. Les premiers tests de transports ont commencé avec la suspension du véhicule spatial à un hélicopter Sikorsky Skycrane. Puis viendront les tests de lâche durant lesquels l’avion spatial sera lâché depuis les airs, et planera pour atterrir comme un avion traditionnel. Le test réalisé est la première fois que le Dream Chaser est « dans les airs ». Dream Chaser (chasseur de rêve) est un vaisseau spatial devant emporter 6 passagers en vol orbital et suborbital. Le projet a été lancé en 2004, et il est retenu par la NASA en février 2010 pour la phase de projet « Commercial Crew Development Program », dont l’objectif est de permettre à des opérateurs privés de transporter les astronautes jusqu’à la station spatiale et retour. Le Dream Chaser décolle verticalement au sommet d’une fusée Atlas V, et reviens sur terre en planant comme un avion. Plus d’info sur : http://www.spacedev.com/