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avril 2nd, 2014

Quand la Nasa subventionne le futur tourisme spatial

Pour le moment, le tourisme spatial est un peu à l’arrêt. Du coup, c’est bien l’agence américaine NASA qui est obligée de mettre la main à la poche pour satisfaire ses besoins. Virgin Galactic, la compagnie de tourisme spatial du milliardaire Richard Branson, vient d’annoncer l’achat par la Nasa de trois vols de son Spaceship 2, pour la bagatelle de 4,5 millions de dollars. La Nasa, avec ce très gros chèque, s’offrira environ… dix minutes d’apesanteur, à 100 kilomètres d’altitude, à bord de l’avion spatial de Virgin Galactic. L’alibi ? La « recherche scientifique ». A bord de l’engin, les savants américains pourront embarquer une demi tonne d’expériences en microgravité. L’annonce fait sourire. La Nasa a d’autant moins besoin de cet engin pour ses expériences – disposant d’une armada de fusées sondes, de satellites, de la plate-forme que constitue la station spatiale internationale (ISS) que le Spaceship 2 (SS2) n’a encore jamais volé… L’avion spatial de Virgin Galactic, conçu pour embarquer à chaque vol une demi douzaine de milliardaires en quête de sensations fortes, est confronté à une grosse difficulté de développement ; il ne dispose pas, actuellement, du moteur puissant, économique et fiable sensé le propulser à 100 kilomètres d’altitude, c’est à dire à la frontière fictive, un peu dérisoire mais officielle, du cosmos…Mais en réalité, il s’agit plus d’une subvention déguisée, car pour faire un vol en apesanteur, nul besoin de faire appel à Richard Branson. En effet, il existe trois opérateurs qui fournissent déjà des vols paraboliques qui créent les conditions de l’apesanteur, dans un avion de ligne traditionnel. Donc bien moins cher que ce que demande les pros du tourisme spatial. En effet, le vol parabolique est un moyen de créer une situation de micropesanteur pendant une vingtaine de secondes. C’est un moyen relativement moins coûteux que les autres et permettant l’utilisation de matériel de laboratoire. En outre, il permet d’embarquer les expérimentateurs avec leurs expériences, ce qui est impossible en tour de chute ou dans les stations orbitales par exemple. Les inconvénients sont la faible durée, la qualité (0,01 g d’accélération résiduelle). Pour le vol parabolique, on parle de situation de micropesanteur. Pour en savoir plus, allez sur Vol en apesanteur.